23 mai 2008
Avoir ses ablutions pour lire le coran?

Doit on faire nos ablutions pour lire le coran?
Il faut savoir qu'il y a divergence sur ce sujet là même si l'avis le plus répandu est qu'il faut avoir les ablutions, et avant de mettre les avis des ulémas inshaAllah, je tiens à rappeler que cela concerne le fait de toucher un coran en arabe, car pour ce qui est des traductions, elles sont considérées comme des commentaires du coran et dès lors il n'y a pas de necessité d'avoir les ablutions...
Cheikh Al Utheymine rahimahullah mentionne brièvement cette divergence dans son charh de kitab at tawhid (voir chapitre 3, commentaire du hadith qudsi rapporté par At-Tirmidhi rahimahullah)
Voici dans un premier temps l'avis de cheikh Ibn Baz rahimahullah:
« Il n’est pas permis au musulman de toucher au Coran quand il n’a pas fait ses ablutions. C’est l’avis de la majorité des ulémas notamment les quatre imams. C’est aussi l’opinion qu’exprimaient les Compagnons du Prophète. Elle est corroborée par un hadith passablement authentique. Il est rapporté par Amr ibn Hazm selon lequel le Prophète :saws: avait écrit aux habitants du Yémen ceci : « Seule une personne propre peut toucher le Coran ». C’est un bon hadith rapporté à travers des voies qui se consolident mutuellement. Ceci permet de savoir qu’il n’est permis de toucher le Coran qu’à quelqu’un qui est débarrassé des souillures mineures et majeures. Il en est de même du transport du Coran par une personne qui n’est pas propre. Mais il n’y a aucun mal à le toucher ou le transporter indirectement comme si on l’enveloppe de quelque chose, ce qui est interdit c’est le toucher directement alors qu’on n’est pas propre. Cela n’est pas permis selon l’avis juste soutenu par la majorité des ulémas sur la base de ce qui a été dit plus haut. Cependant il n’y a aucun inconvénient à ce que l’on récite le Coran de mémoire, même quand on n’est pas propre. Dans ce cas-là, le Coran peut être tenu par une personne propre pour corriger la récitation de l’autre, le cas échéant. Il demeure vrai que la personne qui traîne une souillure majeure consécutive à l’acte intime n’est pas autorisée à réciter le Coran parce qu’il a été rapporté de façon sûre que seule cette souillure empêchait le Prophète :saws: de réciter le Coran. L’imam Ahmad a rapporté grâce à une chaîne solide d’après Ali que le Prophète :saws: était allé aux selles puis avait récité une partie du Coran et dit : « Ceci est permis à celui qui ne traîne pas une souillure majeure. Celui qui se trouve dans cet état n’a pas à le faire, même pas pour un seul verset ».
Il s’agit d’expliquer que celui qui traîne une souillure majeure ne peut lire le Coran ni le réciter de mémoire avant d’avoir pris un bain rituel. Quant à celui qui traîne une souillure mineure, il peut réciter le Coran de mémoire, mais ne doit pas le toucher.
(source:majmu' fatawas 10/150)
voici également l'avis de cheikh Fawzan hafidhahullah:
"Il est permis au musulman de lire le Coran en état d’impureté mineure s’il récite ce qu’il connaît par cœur, car rien n’empêchait le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, de réciter le Coran si ce n’est l’impureté majeure. Il lisait donc le Coran, qu’il soit en état d’impureté mineure ou non.
Quant au coran (le livre), il n’est pas permis de le toucher en état d’impureté (mineure ou majeure) car Allah le Très-Haut a dit : « Que seuls les purifiés touchent », c’est-à-dire les purifiés de toute impureté, souillure et polythéisme.
Dans le hadith du Prophète,salallahu aalayhi wa salam, dans une lettre qu’il a envoyé à son émissaire ‘Amr ibn Hazm, il a dit : « Seule une personne en état de pureté rituelle peut toucher le Coran. »Ceci est un consensus parmi les imams : il n’est pas permis à une personne en état d’impureté mineure ou majeure de toucher le Coran, sauf s’il y a quelque chose qui s’interpose comme le fait que le Coran soit dans une boîte, un sac, ou bien le fait de le toucher en interposant un habit ou sa manche."
concernant le hadith cité: «Seule une personne en état de pureté rituelle peut toucher le Coran.»
Il est rapporté par Malik, 1/199 , Nissa'i 8/57, Ibn Hibban 793 , Al- Bayhaqi 1/87. Al-Hafiz Ibn Hadjar a dit que le hadith a été authentifié par un groupe d'imams, et c'est ce qui l'a rendu célèbre . L'imam Ash-Shafi a dit dans ce sens qu'ils sont certains que c'est un écrit du Messager d'Allah :saws:. Cheikh al Albani a dit qu'il est authentique At-Talkhis al- Haibir, 4/17. Voir Nasbou Râyat,1/196, Irwa al- ghalil, 1/158, At-takmila d'Ibn Abidine, 1/159, al- Majmou' 1/356, Kashful ghina,1/147, al Mughni, 3/461
Quant à l'avis divergent, il est basé essentiellement sur le verset de la sourate 56:
[77] Et c'est certainement un Coran noble,
[78] dans un Livre bien gardé
[79] que seuls les purifiés touchent;
16 mai 2008
Les fondements de la foi
بسم الله الرحمن الرحيم Les fondements de la foi |
28 mars 2008
Les fondements de la foi
بسم الله الرحمن الرحيم
Les fondements de la foi
Résumé d'une conférence de chaykh `Abd-el-`Azîz ibn `Abd-Allah ibn Bâz
Louange à Allah, le Seigneur de l'univers ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur le plus noble des Prophètes et des Messagers !
Sache que les paroles et les actes sont acceptés par d'Allah uniquement dans la mesure où la croyance est authentique, d’où l'importance de porter une attention particulière au dogme. Allah révèle dans Son Livre Sacré : (Il t’a été révélé à toi et à tes prédécesseurs que si tu associes quoi que ce soit à ton Seigneur, Ton œuvre sera annulée et tu compteras ainsi parmi les perdants). La croyance authentique ou la foi véridique se résume dans les fondements de la foi qui sont au nombre de six : la croyance en Allah, en Ses Anges, aux Livres révélés, aux Messagers envoyés, au Jour du Jugement Dernier et au Destin qu’il soit bon ou mauvais. Le Livre d'Allah et la tradition de son Envoyé n’ont été descendus et révélés si ce n’est pour vérifier ces six Fondements.
En outre, concernant le monde de l'invisible, le musulman est tenu de croire aux enseignements révélés dans les Textes sacrés. Allah proclame : (O croyants ! Croyez en Allah, à Son Messager, au Livre descendu à son Messager, et au Livre descendu auparavant ; quiconque mécroit en Allah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Messagers, et au Jour du Jugement Dernier, il se sera égaré très loin).
http://dourous.free.fr/html/ecrit/articles/oussoul_iman/oussoul_iman.php
14 mars 2008
Rappel important mes soeurs

Bismillah wa salât wa salâm ’ala rassûlillah wa ba’d :
As-Salâmu ’alaykum wa rahmatoullâhi wa barakâtuhu :
A l’approche de la date de naissance présumée de notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), (qui correspond aux environs du 10 avril 2006), nous avons jugé bon de réactualiser une traduction qui porte sur ce sujet. Beaucoup de nos frères et soeurs, sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde, célèbre la naissance de notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), sans savoir que cette célébration relève ni plus, ni moins, des innovations.
On allume des bougies dans telle maison, on égorge un mouton dans telle autre et la liste des innovations à l’occasion de cet événement est malheureusement bien longue, qu’Allah nous en préserve.
Que ces gens sachent que le seul moyen d’honorer notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), est de suivre le message pour lequel il, ’alayhi salat wa salam, a été envoyé par miséricorde pour toute l’Humanité.
Qu’ils sachent qu’honorer notre prophète consiste à connaître sa personnalité, l’obéir dans tout ce qu’il, ’alayhi salat wa salam, a ordonné, de croire à toutes les choses qu’il nous a informées de s’écarter de tous les interdits contre lesquels il, ’alayhi salat wa salam, nous a mis en garde et de n’adorer Allah que par ce qu’il, (صلى الله عليه وسلم), à légiféré.
Telles sont les conditions nécessaires à remplir pour toute personne prétendant vouloir suivre notre prophète, (صلى الله عليه وسلم).
Prouvons notre amour pour notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), en pratiquant TOUTE sa sounnah authentique dans la mesure de nos possibilités en tout temps et en tout lieu insha Allah et que les salutations et les bénédictions soient sur notre prophète wa-salâm ’alaykum.
Au Nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. Ô gens ! Craignez Allah et sachez que le plus grand de Ses bienfaits réside dans les Messagers qu’Il a dépêchés en tant qu’annonciateurs et avertisseurs, et dans les Livres qu’Il leur a révélés afin de trancher les litiges de Ses serviteurs.
Muhammad (صلى الله عليه وسلم), qu’Allah suscita afin de guider l’humanité dans son entier et par qui il clôtura la prophétie, fait [sans conteste] partie des plus élevés d’entre eux, de ceux dont l’emprunte fut la plus profonde et dont le message fut le plus global.
Allah l’envoya à une période creuse de la prophétie, à un moment où les hommes avaient le plus grand besoin de la lumière de [Son] message.
Par lui, Il répandit la guidée après l’égarement, l’union après la division et la richesse après la pauvreté. Les êtres devinrent alors frères par Sa grâce et des soutiens mutuels dans Sa religion. Les nations y adhérèrent ensuite et ceux qui s’y agrippèrent furent telle une lueur éclatante dans le ciel de l’histoire humaine.
En effet, aussi longtemps que la communauté islamique s’est montrée soucieuse d’appliquer la Loi d’Allah et de vivre en conformité avec les principes qui furent ceux de son guide Muhammad (صلى الله عليه وسلم) en termes de pratiques cultuelles, de relations sociales et de politique intérieure et extérieure...
Aussi longtemps donc qu’elle observa cette ligne de conduite, elle garda le leadership des nations.
Mais la situation eut vite fait de changer avec les premières déviations qui apparurent. Allah plaça alors son malheur dans ses membres mêmes et les soumis à l’autorité de leurs ennemis.
Ils devinrent tel l’écume du torrent et furent littéralement dévorés par les autres nations, sans compter que les passions semèrent la division en leur sein.
[Il convient par ailleurs de savoir] que ce prestige et cette puissance dont elle a longtemps joui ne pourront à nouveau être effectifs que lorsqu’elle reviendra, par chacun des membres et des peuples qui la constituent, vers sa religion...
Sa religion qu’elle appliquera avec tout ce que cela implique en termes de paroles, d’actes et de croyances...
Sa religion dont elle fera son unique finalité [et qu’elle observa] conformément à ce qui nous été rapporté de la part du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) et de ses nobles compagnons. Or, une parfaite application passe nécessairement par le fait de n’instaurer aucune pratique rituelle ou autre occasion religieuse en dehors de celles qui ont été vérifiées de source sûre de la part du Prophète (صلى الله عليه وسلم).
Car il a en effet uniquement été ordonné aux êtres humains d’adorer leur Seigneur en toute exclusivité. Dès lors, quiconque Lui adresse un acte d’adoration qu’Il n’a pas légiféré verra cet acte lui être renvoyé, conformément à la parole dans laquelle le Prophète (صلى الله عليه وسلم) nous dit :
" Quiconque accomplit un acte non conforme à nos enseignements le verra rejeté."
De telles pratiques constituent, aux yeux de la législation, des innovations, sachant que toute innovation est égarement.
Participe de ces pratiques innovées, la commémoration de la naissance du Prophète (صلى الله عليه وسلم) qui se déroule [chaque année] durant le mois de Rabî’ Al Awwal. Ainsi, la douzième nuit de ce mois voit les gens se réunir dans les mosquées ou chez eux pour accomplir des prières, innovées, sur le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) et lui adresser des éloges par lesquelles ils dépassent la limite qu’il a fixée en termes de considération à son égard.
D’aucuns accompagnent même parfois ces réunions d’un repas et veillent ainsi. Ils dilapident donc de l’argent et du temps tout en fatiguant leur corps dans ce que ni Allah, ni Son Messager n’ont légiféré...
Dans une pratique à laquelle ni les califes éclairés, ni les compagnons, ni les musulmans des trois premiers siècles ou encore ceux qui les ont suivis en bien ne s’adonnaient.
Or, [il est évident que] s’il y avait un bien en cela, ils nous y auraient certes devancés. Car comment Allah priverait les plus anciens membres de cette communauté, qui comptaient parmi eux les califes éclairés, d’un tel bien si toutefois il en était ainsi.
Ce n’est donc qu’au quatrième siècle de l’hégire que des gens ont institué cette innovation.
Le Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans son ouvrage intitulé : " Iqtidâ As-Sirâte Al Mustaqîm : Mukhâlafatu Ashâb Al Jahîm " :
"L’institution, par certains, d’une fête commémorant la naissance du Prophète malgré les divergences existant quant à sa date exacte -et qui vise, soit à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ’Îssa (’alayhi salam), soit à exprimer leur amour et leur vénération pour le Prophète (صلى الله عليه وسلم) - n’était pas pratiquée par les anciens bien qu’ils aient eu raisons de le faire et que rien ne les en empêchait.
Et si une telle démarche comportait un bien, qu’il soit absolu ou même prépondérant, ces derniers seraient plus en droit de l’appliquer que nous. L’amour et la vénération qu’ils avaient à l’égard du Prophète (صلى الله عليه وسلم) étaient en effet bien plus intenses que les nôtres et ils étaient on ne peut plus soucieux que nous de pratiquer le bien. Leur amour et leur vénération s’exprimaient donc uniquement dans leur mise en conformité avec la voie du Prophète, l’obéissance qu’ils lui vouaient, l’application de ses commandements, la revivification tant dans la forme que dans le fond- de sa Sunna, la propagation [du message] avec lequel il fut dépêché et enfin dans tous les efforts qu’ils déployèrent dans leur coeur, par leur langue ou par les actes- dans cette voie.
Or, force est de constater que la plupart de ces personnes soucieuses de pratiquer de telles innovations sont dans une totale léthargie lorsqu’il s’agit d’oeuvrer là où l’ordre du Prophète (صلى الله عليه وسلم) leur est parvenu. On ne peut que les comparer à ceux qui ornent et embellissent le Coran sans le lire ou encore à ceux qui le lisent sans l’appliquer. "
Ô vous qui êtes soumis à Allah ! Sachez par ailleurs que cette pratique innovée que l’on a instaurée le 12 du mois de Rabî’ Al Awwal n’a aucun fondement du point de vue historique.
En effet, il n’a pas été vérifié de source sûre que la naissance du Prophète (صلى الله عليه وسلم) eut lieu en cette nuit. Les historiens ont ainsi divergé sur ce point en sept dates différentes, à savoir : le 02, le 08, le 09, le 10, le 12, le 17, et le 22.
Sept opinions existent ainsi et rien n’indique que l’une d’elles prévaut sur les autres. La détermination du jour exact de la naissance du Prophète al-dhiyâ’ul-Lami’ou minal-Khotbi al-djawâmi’ en ce mois reste donc inconnue.
Cependant un spécialiste contemporain de la question a établi qu’elle correspondait au 09 Rabî’ Al Awwal.
Et si une telle innovation n’est pas fondée historiquement parlant, elle ne l’est pas plus du point de vue religieux. En effet, ni le Prophète (صلى الله عليه وسلم), ni ses compagnons ou ceux qui les ont suivis en bien ne s’y sont adonnés.
Or, le messager d’Allah dit :
" Attachez-vous donc à ma Sunna ainsi qu’à la Sunna des califes bien guidés qui me succéderont. Agrippez-vous-y becs et ongles ! Et prenez garde à ce que l’on introduit en religion, car toute innovation est égarement. "
Il dit également :
" Ceci étant : ’’Le meilleur des propos est certes la parole d’Allah et la meilleure des voies est celle de Muhammad (صلى الله عليه وسلم). Quant aux pires des choses, ce sont celles que l’on introduit [en religion]. Or, toute innovation est égarement et tout égarement mène en enfer.’’ "
Toute fête ou occasion religieuse par laquelle on entend se rapprocher d’Allah en proclamant Sa grandeur ou celle de Son Messager (صلى الله عليه وسلم) entre dans le cadre des adorations. On n’en instituera donc que ce qui l’a été par Allah et par Son Prophète ( صلى الله عليه وسلم), et l’on ne pourra vouer d’adoration par l’une quelconque d’entre elles en dehors de celles avec lesquelles Muhammad (صلى الله عليه وسلم) s’est présenté à nous.
Et sachez qu’il y a dans les façons qu’Allah nous a instituées afin d’exprimer notre vénération et notre amour du Prophète (صلى الله عليه وسلم) largement de quoi nous passer de tout autre moyen que l’on innove et introduit à cet effet.
Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs et contentez-vous de ce qui a été légiféré par Allah et instauré par Son Messager (صلى الله عليه وسلم) pour délaisser ce qui ne l’a pas été.
Sachez enfin, chers musulmans, que nous n’avons pas abordé ce sujet du fait de l’existence d’une telle innovation chez nous. Nous louons en effet Allah de voir que celle-ci n’a pas cours ici et que les habitants de ce pays ne la pratiquent pas, suivant ainsi l’exemple du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et de ses compagnons.
C’est uniquement le fait que beaucoup en entendent parler sur les ondes radio qui nous a amenés à en expliciter l’origine et le statut. Le but étant que les membres de cette communauté soient à même d’en avoir une vision claire et de puiser dans ce qui fait le coeur de cette religion tout en délaissant les futilités sans fondement aucun.
[Et Allah nous dit] :
" ’’ Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude. Suivez-le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.’’ Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. " [1]
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[1] Sourate Le Bétail ; verset 153.
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Source : al-dhiyâ’ ul-Lami’ou minal-Khotbi al-djawâmi’ P 36
Auteur : Sheikh Muhammad Ibn Sâlih Al ’Uthaymîn
Traducteur : Abou Anas
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15 février 2008
Fier d’être musulman
![]()

Fier d’être musulman
Shaykh Al-cUthaymîn![]()
Question : Certaines personnes se gênent et ont honte de porter des habits qui montrent qu’ils sont musulmans lorsqu’ils voyagent vers des terres de mécréance, quel conseil pourriez-vous leur donner ?
Réponse : je suis désolé de le dire, mais ce qui est dit est vrai. Bien (qu’Allah) nous ait élevés, nous trouvons en nous une faiblesse de caractère. Aussi, nous sentons toujours obligés de suivre (les mécréants occidentaux). Si l’un de nous connaît une chose utile, il ne l’attribuera jamais à lui ou à un autre musulman, mais il dira : ceci vient de la civilisation occidentale. Et il ne s’accordera aucune estime, malgré le danger de corruption qu’ils représentent.
Lorsqu’ils viennent chez nous, ils portent des habits scandaleux, des décolletés et des habits impudiques, au point que leurs femmes sont à moitié nues et marchent avec des chaussures à talon, peu s’en faut que la terre ne se fende sous leurs pieds. Elles font ceci sans le moindre souci, toutes femmes qu’elles sont (en pays musulmans), alors que dire de nous hommes musulmans ? Comment peut-on avoir honte de nos vêtements islamiques dans leurs pays ? N’est-ce pas là la preuve évidente d’une faiblesse de caractère ?
Certes, c’en est une et nous devons les traiter avec équité. Si eux viennent dans nos pays vêtus ainsi, sans marquer aucun respect, pourquoi ne pas mettrions-nous pas nos habits islamiques lors de nos voyages chez eux, agissant ainsi de la même façon ?
Une personne aujourd’hui décédée, qu’Allah lui fasse miséricorde, me raconta qu’il avait voyagé à l’étranger gardant ses vêtements islamiques, il me dit qu’il avait rencontré un grand accueil de leur part, au point qu’ils lui ouvraient la porte de la voiture lorsqu’il voulait monter. Méditez cette histoire et la manière dont cet homme a été fier d’Allah, ainsi Allah a préservé la fierté de cet homme. Il ne faut donc pas s’humilier devant eux car le musulman doit toujours être fier de ce qu’il est !
Si on parcoure les pages de notre histoire pour voir le comportement des soldats musulmans envers leurs ennemis en temps de guerre, on voit combien ils étaient fiers vis-à-vis leurs ennemis. Le musulman doit préserver son amour-propre et sa dignité de manière à ce qu’il ne croit pas que leur mode de vie citadine représente la civilisation. Comment peut-on dire que c’est là la civilisation alors qu’elle détruit les mœurs, appelle à renier Allah et à la décadence. Pourquoi dire aussi qu’ils sont civilisés et que nous sommes arriérés ? Alors que notre devoir est de progresser avec notre religion dans les domaines de la croyance et des œuvres afin que la civilisation soit nôtre.
La véracité n’est-elle pas une forme de civilisation ? Certes, et cette qualité se trouve évidement dans l’islam, Allah a dit :
« Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez parmi les véridiques. »
Et le Prophète (salalahu’ alayhi wasalam) a dit :
« La véracité mène aux œuvres de bien et les œuvres de bien mènent au Paradis. L’homme ne cesse de dire la vérité jusqu’à ce qu’on le mentionne auprès d’Allah sous le nom de véridique. Le mensonge mène aux mauvaises actions et les mauvaises actions mènent en Enfer. L’homme ne cesse de mentir jusqu’à ce qu’on le mentionne auprès d’Allah sous le nom de menteur. » (Al-Bukhârî et Muslim)
Hélas, Ce que nous constatons, c’est que beaucoup de musulmans ont perdu cette qualité, ainsi nous disons que nous n’avons pas représenté l’islam dans ce grand domaine.
Parlons maintenant d’autres qualités comme la loyauté et la sincérité dans la vente, le Prophète (salalahu’ alayhi wasalam) a dit à ce propos :
« Le vendeur et l’acheteur restent libres (de conclure la vente ou non) jusqu’à ce qu’ils se séparent. S’ils ont été sincères et s’ils n’ont rien caché des défauts de leurs marchandises. Allah béni leur vente. Mais s’ils ont caché ces défauts et s’ils ont menti, cela fait disparaître la bénédiction. » (Al-Bukhârî et Muslim)
La loyauté et la sincérité sont-elles présentent dans toutes les transactions effectuées par les Musulmans ? On peut dire qu’on ne les trouve pas dans les transactions de nombreux musulmans. Les uns ne sont pas véridiques et ne montrent pas les défauts de leurs marchandises, plus encore certains mentent et doublent les prix, n’est-ce pas cela un mensonge et une tromperie ? Alors que l’islam interdit ceci et que le Prophète (salalahu’ alayhi wasalam) a dit :
« Celui qui nous trompe n’est pas des nôtres. » (Muslim)
Regardez comment le Prophète (salalahu’ alayhi wasalam) désavoue ce type de personnes, et malgré tout de nombreux musulmans trichent, qu’Allah nous préserve !
Celui qui regarde attentivement l’état des musulmans pourra constater que la majeure partie des musulmans est loin des qualités et mœurs auxquels l’islam a incité et je suis désolé de dire qu’il y a de nombreux musulmans qui font fuir les gens de l’islam à cause de leur comportement incompatible avec l’islam !
Source : Fatâwâ Al-cAqîda, p.787-789.
03 février 2008
Comment savoir si le malheur qui nous atteint est une épreuve ou le résultat de la colère d'Allah ?
Lorsque nous sommes touchées par une épreuve, nous avons tendance à croire que c'est parce que Allah nous aime, que nous sommes de bon(nes) musulman(e)s avec une foi sans failles... Mais nous oublions souvent que le malheur qui nous touche peut aussi être du à nos péchés. Cette fatwa remet bien les choses à leur place alhamdulillah...
Comment savoir si le malheur qui nous atteint est une épreuve ou le résultat de la colère d'Allah ?
Shaikh Ibn Bâz![]()
Question :
Si une personne est éprouvée par la maladie ou une chose mauvaise dans sa personne ou ses biens, comment peut-elle savoir si cette affliction est une épreuve ou une colère d’Allah ?
Réponse :
Allahéprouve Ses serviteurs dans l’aisance et l’adversité, dans la dureté et l’abondance. Parfois Il les éprouve pour les élever en degrés, pour renforcer leur rappel d’Allah (dhikr) et multiplier leurs bonnes actions comme Il l’a fait pour les Prophètes et les Messagers (عليهم الصلاة والسلام) ainsi que les pieux parmi les serviteurs d’Allah, comme l’a affirmé le Prophète
: « Ceux qui ont les épreuves les plus difficiles sont les prophètes, puis ceux qui les suivent le mieux, puis ceux qui les suivent. »
Et parfois, Allahfait cela en conséquence des désobéissances et des péchés, le châtiment est alors anticipé, comme Allah
le dit :
وَمَا أَصَابَكُمْ مِنْ مُصِيبَةٍ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُو عَنْ كَثِيرٍ
Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup.
{As-Shûra : 30}L’homme est en général négligent et manque à ses obligations. Ce qui lui arrive comme malheurs est donc le résultat de ses péchés et de son laisser-aller dans l'application des ordres d’Allah. Et si un des pieux serviteurs d’Allah est éprouvé par la maladie ou autres, c’est une épreuve du même genre que celles des prophètes et des messagers. Ceci afin de les élever en degrés et multiplier les récompenses, et pour qu’il soit un modèle pour les autres dans la patience et l’endurance.
En conclusion, parfois l’épreuve arrive pour élever [la personne] en degrés et multiplier les récompenses comme le fait Allah pour les prophètes et la plupart des gens de bien. Et parfois, l’épreuve se produit en guise d’expiation des péchés comme dans Sa parole :مَنْ يَعْمَلْ سُوءًا يُجْزَ بِهِ
Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela
{An-Nisaa : 123}Et d’après la parole du Prophète
« Tout ce qui arrive au musulman comme angoisse, peine, fatigue, maladie, tristesse et tout autre mal, alors Allah lui expie de ses péchés même lorsqu’une épine le pique. » Et sa parole
: « Si Allah veut le bien pour une personne, Il l’éprouve. ».
Et ce peut être un châtiment anticipé à cause des péchés et l’absence de repentir, conformément au hadith du Prophèteoù il dit : « Si Allah veut le bien pour Son serviteur, Il lui anticipe son châtiment dans le bas-monde, et si Allah veut le mal pour Son serviteur, Il le laisse avec ses péchés jusqu’à ce qu’il en soit châtié le Jour du Jugement. » [Rapporté par Tirmidhi qui l’a authentifié]
Source : http://www.ibnbaz.org.sa
Traduit par : Ummu-Anasssource: forum pour soeurs salafiyaats alhouda francophone
http://al.houda.free.fr/forum/
15 juillet 2007
Index des fatwas
Avoir les ablutions pour lire le coran
Comment savoir si le malheure qui nous atteint est une épreuve ou la colère d'allah?















éprouve Ses serviteurs dans l’aisance et l’adversité, dans la dureté et l’abondance. Parfois Il les éprouve pour les élever en degrés, pour renforcer leur rappel d’Allah (dhikr) et multiplier leurs bonnes actions comme Il l’a fait pour les Prophètes et les Messagers (عليهم الصلاة والسلام) ainsi que les pieux parmi les serviteurs d’Allah, comme l’a affirmé le Prophète
: « Ceux qui ont les épreuves les plus difficiles sont les prophètes, puis ceux qui les suivent le mieux, puis ceux qui les suivent. »
le dit : 